Photographies - Henri CARTIER-BRESSON
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Le regard de deux artistes Suite et détails suplémentaires sur le travail d'Henri CARTIER-BRESSON
C'est seulement après la guerre que Matisse se laisse volontiers photographier, quand il a eu Hélène ADANT comme photographe personnelle. Il ne voulait pas être dérangé dans son travail et n'aimait pas cette sorte de curiosité sur sa personne que peut avoir le reportage photographique. Il accepte rarement qu'une photographie faite par Capa ou Brassaï paraisse de temps en temps dans Life ou anime un livre ou un catalogue sur son oeuvre.
Le premier pour lequel Matisse consent de bonnes grâces a se laisser photographier est Henri CARTIER-BRESSON, recommandé par le critique d'art George Besson qui travaillait chez l'éditeur Pierre Braun. En 1943, Henri CARTIER-BRESSON s'évade d'un camp de prisonniers allemand puis séjourne avec d'autres résistants dans une ferme près de Loches. Par la suite à Lyon, tout en s'occupant de prisonniers évadés, il rencontre Pierre Braun qui a décidé de faire une série de petites plaquettes de photographies sur des écrivains et des artistes, Matisse, Bonnard, Picasso, Braque, Valéry, Claudel et bien d'autres et qui lui passe commande. Muni de faux papiers, il descend à Vence. Matisse y habite depuis le mois de juin dans une villa appelée "Le Rêve", une maison de style colonial anglais entourée d'un jardin où poussent des plantes qu'il aime dessiner, des palmiers, des citronniers, des orangers, des grenadiers, des oliviers, des kakis, des cinéraires aux feuilles découpées... SUITESuite et détails suplémentaires sur le travail d'Henri CARTIER-BRESSON

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